
Alors que nous sommes encore au mois de septembre, la population de la cité de Tshumbe fait déjà face à une situation économique particulièrement difficile. Le coût des produits de première nécessité connaît une hausse qui dépasse largement le pouvoir d’achat de nombreuses familles.
Sur les marchés locaux, les prix affichés donnent une idée de l’ampleur de la situation :
🔹 Une tasse de riz : 2 500 FC, alors qu’à Kinshasa, notamment à Sakombi, elle peut être vendue autour de 1 500 FC selon les marchés et les périodes ;
🔹 Un verre de maïs : 500 FC ;
🔹 Un verre de foufou : 500 FC ;
🔹 Une poule : entre 25 000 et 30 000 FC.
Cette situation devient préoccupante pour les ménages, particulièrement ceux dont les revenus ne suivent pas l’évolution des prix. La population de Tshumbe appelle donc à une intervention des autorités nationales et provinciales afin de trouver des mesures urgentes pour améliorer l’approvisionnement des marchés et soutenir les familles les plus vulnérables.
🌾 OÙ EN EST L’APPUI À L’AGRICULTURE ?
Cette flambée des prix relance également une question importante : où sont passés les tracteurs annoncés ou destinés au Sankuru pour soutenir la production agricole ?
La population s’interroge également sur la destination et l’utilisation des semences améliorées annoncées pour le Sankuru.
L’agriculture étant l’un des principaux moyens de subsistance de la population, son renforcement pourrait contribuer à améliorer la production locale et, à terme, à réduire la dépendance aux produits provenant d’autres provinces.
Face à cette situation, la population de Tshumbe attend des réponses concrètes et surtout des actions permettant de rendre les produits de première nécessité plus accessibles.
L’heure est à l’action pour éviter que la précarité alimentaire ne s’aggrave davantage dans la cité de Tshumbe.
Benjamin Wemambolo/SANKURUMEDIAS