Les contribuables du Sankuru sollicitent l’intervention du gouverneur de province afin d’obtenir l’installation effective d’une direction provinciale de la Direction générale des impôts (DGI) dans leur province.
Selon eux, il est difficilement compréhensible qu’une province dotée de ses propres institutions et appelée à assurer son développement économique continue de dépendre, sur le plan fiscal, des structures établies dans une autre province. Ils estiment que cette situation constitue un frein à la proximité administrative, à la transparence dans la gestion des recettes et à la mobilisation des ressources locales.
*« Une province autonome ne peut pas continuer à dépendre d’une autre province pour la gestion et le suivi de ses contribuables »,* déplorent certains opérateurs économiques et citoyens du Sankuru.
Les contribuables souhaitent notamment que les impôts collectés auprès des particuliers, commerçants, entreprises et autres opérateurs économiques soient mieux identifiés, suivis et valorisés au profit du développement provincial. Ils déplorent le sentiment de contribuer financièrement sans percevoir suffisamment de retombées visibles en matière d’infrastructures, de services publics et d’investissements.
Ils appellent ainsi le gouverneur du Sankuru à plaider auprès des autorités nationales compétentes pour l’implantation d’une direction provinciale de la DGI, afin de rapprocher l’administration fiscale des contribuables et de renforcer la traçabilité des recettes.
Pour eux, une fiscalité de proximité devrait également contribuer à restaurer la confiance entre les contribuables et l’administration, tout en permettant à la province de mieux connaître son potentiel fiscal et de participer davantage à son propre développement.
SANKURU MEDIAS/Trésor Esutshalembo