
– Le potentiel l’Université Notre-Dame de Tshumbe, au Sankuru, dans le Centre de la République démocratique du Congo (RDC), ne pourra pleinement contribuer au développement local sans investissements pour les infrastructures, a indiqué le ministre de l’Economie en mission dans cette province, selon un communiqué parvenu vendredi à l’ACP. « L’Université Notre-Dame de Tshumbe et ses cliniques universitaires ainsi que les autres institutions d’Enseignement supérieur et universitaire démontrent la présence d’un important potentiel de formation et de recherche. Cependant, ce potentiel ne pourra pleinement contribuer au développement local sans investissements complémentaires dans l’énergie, le numérique, les équipements et la mobilité », a déclaré Daniel Mukoko Samba, vice-Premier ministre et ministre de l’Economie nationale, cité dans le communiqué. Selon ce document M. Mukoko, qui poursuit sa mission sur terrain, a reconnu que le capital humain existe mais les infrastructures d’appui sont insuffisantes. Ils’est imprégné de la situation économique de la population de Sankuru, afin de mieux cerner les contraintes qui freinent le développement de cette province. La source a rapporté que les risques environnementaux menacent directement l’économie locale, notamment l’érosion observée le long de la route menant vers le pont sur la rivière Lokombe, qui n’est pas seulement un problème environnemental, mais elle constitue une menace pour la circulation des personnes et des biens entre Lubefu et Katako-Kombe. La protection de ces infrastructures doit être considérée comme une priorité économique autant que sécuritaire. Pour le ministre de l’Economie cité dans le communiqué, le développement du Sankuru exige une approche territoriale intégrée, car les différentes visites montrent que les défis sont interdépendants, notamment, l’énergie, la santé, l’enseignement supérieur, le commerce, les routes et protection contre l’érosion. Cependant, une intervention sectorielle isolée produira des résultats limités. « Le Sankuru a besoin d’un programme intégré de désenclavement et de relance économique articulé autour de quelques pôles structurants », a-t-on lu. Il a également échangé avec les commerçants, d’où le coût de la vie reste fortement déterminé par l’enclavement. Les prix élevés des produits de consommation sont 4 à 5 fois les prix à Kinshasa, qui résultent moins d’un manque d’offre que des coûts logistiques comme le transport, l’état des routes, les ruptures d’approvisionnement et les faibles volumes de circulation des marchandises. Et tant que l’enclavement persistera, le pouvoir d’achat des ménages restera pénalisé.
SANKURU.MEDIAS/ACP/M/ H M