
L’ingénieur Benjamin Wenga Basubi a procédé au vernissage de son ouvrage intitulé « Le Boulevard du 30 Juin de la République de la Gombe : Symptômes, réflexions et solutions d’un expert à la vitalité de la ville de Kinshasa », lors d’une cérémonie organisée dans la salle Henri de la Kethule du Centre Saint-Pierre Claver, dans la commune de Gombe.
Placée sous la modération de Me Willy Wenga, cette rencontre scientifique et littéraire a réuni plusieurs personnalités issues des milieux politique, académique, administratif et technique. Parmi les invités figuraient notamment le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati, des membres du Comité de gestion de l’INBTP, des cadres de l’Office des Voiries et Drainage (OVD), ainsi que des professeurs d’université, des diplomates, des responsables d’entreprises publiques et des acteurs de la société civile.
Dans son allocution, l’auteur a expliqué que son livre est né de la volonté d’apporter une contribution scientifique aux défis de la mobilité urbaine à Kinshasa. Selon lui, la route ne constitue pas seulement un ouvrage d’ingénierie, mais également un facteur essentiel de développement économique, de cohésion sociale et de bonne gouvernance.
« La route n’est pas seulement un ouvrage d’ingénierie, elle est bien un levier de mobilité, de développement, de cohésion sociale, de croissance économique ainsi que de gouvernance urbaine », a-t-il déclaré devant l’assistance.
L’ancien directeur général de l’OVD a indiqué que le boulevard du 30 Juin, l’un des axes les plus emblématiques de la capitale congolaise, symbolise aujourd’hui les limites du système de transport urbain de Kinshasa. À travers son ouvrage, il propose un cadre d’analyse et des solutions techniques destinées à aider les décideurs à améliorer durablement la circulation routière.
L’auteur estime que les embouteillages ne constituent pas une fatalité, mais plutôt un problème pouvant être résolu grâce à une planification rigoureuse et à des réformes courageuses. Son ouvrage formule ainsi dix principales recommandations, parmi lesquelles l’ouverture de nouvelles voies, le développement d’un transport public de masse, la création de couloirs réservés aux bus, l’application stricte du plan d’urbanisme, le renforcement du contrôle technique des véhicules, la répression des infractions routières ainsi que la mise en place d’un système de transport urbain multimodal.
« La paralysie du boulevard du 30 Juin n’est nullement une fatalité, mais plutôt une opportunité d’actions, de recherches scientifiques et techniques visant l’amélioration de la mobilité », a soutenu l’ingénieur.
Au-delà du diagnostic, Benjamin Wenga Basubi présente son livre comme une véritable feuille de route pour la gouvernance des infrastructures routières en République démocratique du Congo. Il appelle les autorités à engager des réformes, parfois impopulaires, afin d’adapter les infrastructures aux besoins d’une métropole de plus de vingt millions d’habitants.
Profitant de cette tribune, l’auteur a également invité les chercheurs, les ingénieurs et les étudiants à poursuivre les réflexions sur les infrastructures à travers l’Observatoire Congolais des Infrastructures (OCI), une structure qu’il coordonne et qui œuvre pour la promotion de la recherche et des solutions innovantes dans le secteur.
En clôturant son intervention, Benjamin Wenga Basubi a lancé un appel au public à soutenir cette initiative intellectuelle par l’acquisition de l’ouvrage et par la promotion du débat scientifique autour des enjeux de la mobilité urbaine. Pour lui, améliorer durablement la voirie de Kinshasa est un objectif réalisable à condition que tous les acteurs partagent une même vision du développement de la capitale congolaise.
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