
La cité de Tshumbé vit depuis dimanche 1er février dans un isolement numérique brutal. Une panne générale du réseau Vodacom, survenue vers 13 heures, a paralysé les communications jusqu’à la nuit de lundi, plongeant les habitants dans une situation critique.
Cette coupure intervient dans un contexte déjà fragile : le réseau Airtel est indisponible depuis plusieurs jours, et l’opérateur Orange, peu utilisé localement, notamment par les personnes âgées, ne constitue pas une alternative viable. Vodacom, décrit comme « le plus familier de la région », est devenu un service essentiel dont la défaillance a des répercussions immédiates et graves.
Les conséquences sont multiples et touchent tous les secteurs. Les communications personnelles et professionnelles sont bloquées, tandis que les vendeurs de crédit, maillons économiques essentiels, voient leurs activités suspendues. Le monde éducatif n’est pas épargné : de nombreux élèves du secondaire, dépendant de transferts d’argent de l’extérieur pour régler leurs frais scolaires, se retrouvent dans l’impossibilité de payer.
Cette perturbation prolongée accentue un sentiment d’abandon et génère d’importantes irrégularités dans la vie quotidienne. Face à cette urgence, la population de Tshumbé et des zones environnantes, régulièrement confrontée à ce type de dysfonctionnements, lance un appel pressant aux autorités gouvernementales et compétentes.
Elle réclame une intervention rapide et durable pour stabiliser le réseau Vodacom, aujourd’hui considéré comme une infrastructure vitale pour la connexion de la région au reste du pays.